Les Américains ne débarquent plus en France (Ondine Millot et Stéphanie Platat,
Libération, 7/28/03).
Aquoi ressemble le touriste américain cette année ? Rare, seul ou en couple, et un peu raide sur les finances. En avril, César Balderacchi, président du Syndicat national des agents de voyage, pressentait une baisse du tourisme américain : «Nos confrères d'ou tre-Atlantique ne programment plus la France», s'inquiétait-il. Les attentats du 11 septembre, la campagne de dénigrement de la France suite à ses positions antiguerres concernant l'Irak, les dégradations de cimetières de soldats alliés en France, et surtout «la mobilisation des soldats américains» ont vidé les avions.
Dépit. Patrice Lejeune, président de 50 commerces de l'Ile de la Cité, le déplore : «Pas un seul emploi de jeunes créé cette année contre un à deux par boutique, l'an passé.» Au Mont Saint-Michel, l'office de tourisme, qui fait aussi bureau de change, a peu vu le vert des billets américains. Certains commerçants, dépités, tirent le rideau vers 18 heures, à l'heure de la fermeture de la basilique. Philippe, directeur de L'Estaminet, restaurant situé à 5 kilomètres des plages du débarquement, en Normandie, préfère, lui, oublier 2003 et ses 50 % de clients en moins. «Je pense que nous avons pris une année sabbatique avec les Américains... Pour 2003, c'est foutu.».
Ideas have consequences.
Posted by David Cohen at August 1, 2003 9:55 AM